Historique
L'historique de la Municipalité de La Pêche
C'est au début des années 1800, avec l'arrivée de l'américain Philemon Wright fondateur de la ville de Hull, qu'est née la région de La Pêche.Originaire du Massachussetts, Philemon Wright est venu s'établir aux abords de la rivière Outaouais pour y faire fortune. En effet, c'est dans l'industrie de la coupe du bois qu'il décida d'investir, compte tenu de la demande de l'Angleterre qui avait besoin de bois pour alimenter son industrie navale en essor.
M. Wright fonda donc plusieurs chantiers le long de la rivière Gatineau et y introduit un nouveau moyen pour le transport du bois, la drave. Cette nouvelle technique de transport du bois permettait aux contremaîtres de chantiers d`effectuer des coupes de plus en plus vers le nord, où les troncs sont plus gros et plus longs. Autour de ces chantiers se développèrent des villages, puis des villes. Les croisées de rivières donnèrent naissance à des villes telles Hull et Gatineau.
Les colons, pour la plupart francophones ou Irlandais, étaient de plus en plus nombreux à vendre la force de leurs bras chaque automne, ils montaient tous vers le nord pour trouver du travail sur des chantiers. Le transport du bois en bille imaginé par M. Wright donna naissance au métier de draveur, un métier dangereux, surtout pratiqué par des Canadiens français. La coupe dévastatrice le long de la rivière Gatineau découvra des terres fertiles. Bientôt, les colons qui passaient l'hiver dans les chantiers, emmenèrent leurs familles avec eux sur les terres découvertes par la coupe. Autour des chantiers et scieries se développèrent des villages. Ces terres furent toutefois concédées à de riches contremaîtres Canadiens, anglophones pour la plupart. Ainsi, huit des dix villages de la Municipalité de La Pêche portent des noms anglophones, soit Masham, East‑Aldfield, Wakefield, Farrellton, Alcove, Wolf Lake, et Rupert. Chacun de ces villages possède une histoire populaire et des légendes qui confèrent à chacun d'eux un charme bien particulier!
Historique du chemin de fer
L'essor du commerce du bois en est à l'origine de la colonisation de la région de La Pêche et des régions du nord de la Gatineau. C'est aussi au commerce du bois que la région doit l`arrivée du train. En effet, la rivière Gatineau était difficilement navigable et les routes précaires et n'étaient souvent que de petits sentiers. Le train devint une meilleure alternative. C'est donc en 1871 que se réalisa le projet “ Ottawa et Gatineau Railway Company” imaginé par un groupe d'hommes d'affaires de Hull. Le but du projet était de relier Maniwaki à Hull, joignant ainsi tous les chantiers de coupe. Parmi ces hommes d`affaires on retrouve notamment E.B Eddy et Alonzo Wright. Ce n'est pourtant qu'en 1887 que le projet se concrétisa par une mise en chantier. La première section qui reliait Hull à Wakefield fut terminée en 1891; un an plus tard, Low faisait partie du circuit, puis en 1895, le chemin de fer se rendait jusqu`à Gracefield. En 1901, la compagnie changea de nom et devint la “ Ottawa Northern & Western Railways”. L`argent manqua toutefois pour terminer les travaux; une section manquait, celle reliant Gracefield à Maniwaki. La compagnie fut donc cédée à la Canadien Pacifique qui inaugura en 1904 son premier train de voyageurs. C`est alors que le tourisme envahit la région. Tous les jours des vacanciers remplissaient le train et se rendaient d`Ottawa à Alcove pour y passer quelques heures en plein air. La vallée de la Gatineau devint une destination de choix, surtout l`hiver pour ses pistes de ski. La période de l'après‑guerre permit aux gouvernements d`investir dans la construction des routes et le service des trains de voyageurs cessa en janvier 1963. Le transport des marchandises continua cependant jusqu'en 1984. C'est en 1986 que les rails ont été démantelé jusqu'à la section reliant Wakefield et Hull . Toutefois, depuis 1973 plusieurs entreprises ont exploité cette section de rails pour faire des excursions touristiques en saison estivale. À ce jour, il s'agit de la compagnie “Hull‑Chelsea‑Wakefield” qui exploite le chemin de fer en emmenant à Wakefield quelques centaines de touristes par jour, par voie, de train à vapeur typique des trains à vapeur du début du siècle. Seuls deux trains à vapeur défilent encore sur des rails canadiens, celui de Hull‑Wakefield et un autre en Colombie‑Britannique.
L'historique de la drave et le métier de draveur
La rivière Gatineau était une rivière très peu navigable, même les autochtones s'y aventuraient rarement. C'est en effet une rivière où il se trouve beaucoup de rapides, de remous et de niveaux d'eau différents; c'est pourquoi ses rives furent colonisées un peu plus tard que les rives de la rivière Outaouais. Néanmoins, les forêts que traversait “la Gatineau”étaient un immence trésor d'arbres de toutes sortes, de bois durs et de pins blancs. Philemon Wright implanta un moyen de transporter le bois qui permettrait d'étendre les chantiers de coupe vers le nord, de mettre les billes de bois à l'eau afin qu'elles suivent le courant jusqu'à Hull où on les recueillait et les emportait à l'usine. Bientôt, des embouteillages de billes de bois se formèrent le long de la rivière. On proposa donc à des hommes de marcher sur les eaux couvertes de billes pour contrôler les embouteillages. Ce métier dangereux était celui de draveur. Ces hommes devaient être grands et forts, agiles et rapides; ils étaient, pour la plupart, des canadiens français et des irlandais. L'un d'eux est devenu d'ailleurs légendaire par sa force et son courage. Le canadien‑français, Jos Montferrand, était reconnu pour être le défenseur des faibles, adulé pour sa force et sa taille. Les draveurs étaient des hommes que l'on respectait pour leur courage! Ce métier est disparu vers 1960 suite au développement du réseau routier et au mouvement nvironnementaliste qui demandait de faire cesser le transport du bois par cours d'eau.
Historique de la famille Maclaren
La famille Maclaren est connue en Outaouais pour son apport important au développement économique de la région. Les descendants possèdent d`ailleurs encore aujourd`hui, une entreprise de pâtes et papiers dans la région de Buckingham.
David Maclaren, né en Angleterre le 11 mars 1789, est décédé en 1870 à Wakefield. Il fut le premier Maclaren à fouler le sol canadien et à s'y installer en 1824. Père de six fils, James, John, Henry, David, William et Alexander, il s'installa en Ontario d'où il concédait des terres au nom de la couronne. Puis il s'installa sur une terre pour pratiquer l'agriculture ainsi que l'enseignement. En 1840, il légua sa terre à son fils Henry et vint s'installer à Wakefield. Ses fils James et John se lancèrent en affaires parallèlement à l'entreprise familiale. Le fils de James Maclaren, James Barnet, fonda la James Maclaren Company Limited de Buckingham, une industrie toujours florissante à ce jour. La famille Maclaren contribua à l'établissement de la Banque d'Ottawa ainsi qu'au développement du “Ontario Central Railway”, un chemin de fer qui allait plus tard s'étendre jusqu'à Maniwaki, en passant par Wakefield. La famille Maclaren est donc une de ces familles qui a su marquer notre histoire par son passage! Le domaine de la famille Maclaren à Wakefield, existe toujours sur les rives de la rivière La Pêche.
Historisque de la Maison Maclaren
La maison qui surplombe les chutes de la rivière La Pêche et le moulin adjacent appartenait à la famille Maclaren. C'est une superbe maison de style gothique, en briques rouges ornées de magnifiques vignes et de corniches blanches en bois travaillé minutieusement. Cette demeure majestueuse allait être celle des Maclaren de père en fils à partir de 1860. Bâtiment historique et témoin d`une période grandiose de l`histoire régionale, la maison Maclaren recèle mille et un témoignages de l`époque. Ses murs ont abrité une riche et noble famille qui fut le moteur du développement de la région de Wakefield, de La Pêche et finalement, de la région de Buckingham.
Historisque le moulin Maclaren
Le premier moulin ayant été mis sur pied à la croisée des rivières La Pêche et Gatineau fut celui construit par William Fairbairn en 1838. Ce colon écossais vendit quelques années plus tard son entreprise à la famille Maclaren.
Les Maclaren ajoutèrent au moulin à farine de Fairbairn un moulin à textiles, un autre à grain ainsi qu`un magasin général. Plusieurs constructions destinées à la transformation de ressources naturelles furent rajoutés au fil des années; la plupart, toutefois, ont été la proie des flammes et la seule partie du moulin existant toujours aujourd`hui est celle du moulin à grain.
Historisque le cimetière Maclaren
Tout en haut de la colline surplombant le domaine Maclaren et le village de Wakefield, se trouve la tombe du père et pionnier John Maclaren, décédé en 1870. Plus tard, le cimetière Maclaren devint le lieu où furent enterrés plusieurs descendants Maclaren et quelques‑un des premiers colons. L`honorable Lester.B.Pearson, premier ministre, choisit de trouver au cimetière Maclaren son repos éternel. Charmé par la région alors qu`il passait ses étés tout près de Wakefield, il s`y sentit tout de suite chez lui. En l`honneur de ce grand homme, le drapeau canadien virevolte au‑dessus du cimetière et une plaque commémorative permet aux visiteurs d`en reconnaître la particularité.
Mis à jour (Vendredi, 30 Juillet 2010 12:35)

